#RDVAncestral

# RDV Ancestral

Chaque troisième samedi du mois, il est possible de partir à la rencontre de ces ancêtres. Le #RDVAncestral est un projet d’écriture, ouvert à tous, qui mêle littérature et généalogie. L’idée principal de ce rendez-vous est de partir à la rencontre de ces ancêtres, à l’époque choisi, et d’imaginer la suite. Vous pouvez retrouvez les rencontres de tous les participants sur le site www.rdvancestral.com.

Bon sang, qu’il fait froid ! Je ne sais dans quelle ville je me trouve ni l’époque dans laquelle je suis mais, une chose est sûre, nous sommes en hiver. Les quelques personnes qui s’aventurent dehors sont emmitouflés dans leur manteau bien chaud. Si seulement je pouvais savoir où je suis….

Je regarde autour de moi. Au loin, j’aperçois un vendeur de journaux, je me précipite vers lui :

« Bonjour Monsieur, dis-je.

Bonjour Madame, me répond-t-il aimablement.

Excusez-moi de vous déranger en plein travail mais pouvez-vous me donner la date d’aujourd’hui et dans quelle ville sommes-nous ?

Interloqué, le vendeur me répond tout de même :

Euh, nous sommes le jeudi 10 mars 1864 et vous êtes dans la ville de Puteaux. Mais vous semblez perdue, je peux certainement vous aider ?

Le 10 mars 1864, mon Dieu, quelle chance ! Il faut que je me dépêche si je veux au moins l’apercevoir ! Je ne sais pour combien de temps je vais rester à cette époque…

Merci Monsieur, c’est gentil à vous. Pouvez-vous m’indiquer comment me rendre au Commissariat de Police ?  »

Toujours aussi inquiet, le vendeur me donne le chemin à suivre pour aller au plus vite. J’en ai pour 5 bonnes minutes à pied mais je suis bien trop impatiente, j’accélère le pas.

Arrivée devant le Commissariat, je reprend mon souffle. Il faut que j’ai l’air « normal » et que je me fasse la plus discrète possible. Une voiture tirée par deux chevaux s’arrête devant la bâtisse. Une femme puis un garçonnet descendent. Je pense le reconnaître. Dans quelques minutes, si j’arrive à les suivre, je serais fixée. Ils entrent dans le Commissariat. J’emboîte le pas derrière eux.

La Dame s’adresse à un policier dans le hall. Malgré le brouhaha, j’arrive à entendre, très faiblement, ce qu’elle lui demande. Le petit garçon se tient sagement près d’elle.

« Bonjour Monsieur l’Agent. J’ai rendez-vous avec le Commissaire ROUBEL, est-il disponible pour me recevoir ?

Bonjour Madame, répond-t-il, Monsieur ROUBEL vous attendait, je vous invite à me suivre. »

L’Agent se dirige vers l’arrière du bâtiment. La Dame et le petit garçon le suivent. Je marche discrètement derrière eux. Il y a du monde dans ce Commissariat, ils ne devraient pas s’apercevoir de ma présence…

Nous entrons dans une vaste pièce composée d’un bureau central et de plusieurs offices. De part et d’autre de l’entrée, deux grands bancs avec déjà des personnes assises. La Dame se tourne et s’adresse au petit garçon :

« Jules, assieds-toi sur le banc, si l’on a besoin de toi, je t’appellerais. »

Jules s’exécute sans un mot. Il s’assied sur le banc à gauche. La Dame s’avance vers le bureau central. A mon tour, je m’assoies mais sur le banc de droite.

« Bonjour Monsieur ROUBEL, je suis Madame ROUX.

Bonjour Madame ROUX, je vous attendais, lui répond-t-il d’une voix grave. Je vous en prie, asseyez-vous. Le Commissaire se tourne vers un agent de police. Auguste, pouvez-vous m’assister et rédiger le procès-verbal ?

L’homme lui fait un signe de la tête et s’assied  à la table la plus proche. Le Commissaire l’imite, mets de l’ordre sur son bureau et commence son interrogatoire :

Madame ROUX, pouvez-vous décliner votre identité : nom, prénoms, domicile, profession.

Je me nomme Gabrielle ROUX née MOISSON, j’ai 42 ans, je suis ménagère et je réside avec mon époux, ouvrier boulanger, au 2 rue du Puits d’Amour à Suresnes…

Bien, c’est suffisant, coupe le Commissaire. Pourquoi venez-vous ? demande-t-il sèchement.

Madame ROUX, tout en tripotant son mouchoir en tissu, commence son récit :

Cher Commissaire, le 10 août 1862, deux dames : l’une paraissant âgée de 25 à 30 ans, se nommant Henriette GASNAL, se disant la mère et l’autre d’une soixantaine d’années, répondant au nom de Madame Veuve GASNAL, demeurant toutes les deux à la Maison Crépin, Place d’Armes à Suresnes, sont venues placer en pension chez moi un petit garçon âgé de 5-6 ans et qu’elles nommaient Jules GASNAL. Apparemment, ces deux dames venaient de Paris mais demeuraient à Suresnes depuis 5-6 semaines. Elles paraissaient être dans une situation modeste. Elles m’avaient promis de me donner 25 francs par mois pour la pension du petit. Le lendemain, elles quittèrent la ville sans laisser d’adresse, sans me prévenir ni même me laisser quelconques pièces pouvant justifier l’état-civil du petit garçon. Depuis cette date, je ne les ai revues, ni pour me payer la pension, ni pour le réclamer. J’ai entamé des recherches pour les retrouver mais elles sont restées vaines. J’ai questionné Jules à plusieurs reprises, il se rappelle seulement avoir habité à Batignolles et avoir peut-être été baptisé à l’Eglise Saint Roch. J’ai cherché son acte de baptême néanmoins cela n’a pas porté ses fruits. N’ayant pas d’autres ressources que le travail de mon mari, je ne peux le garder plus longtemps sous mon toit et à ma charge. Madame ROUX, tête baissée, tripote toujours son mouchoir.

Bien Madame. Le Commissaire semble bien trop habitué à ce genre de situation et abrège l’entrevue. Vous n’avez-rien à ajouter ? lui demande-t-il.

Non Monsieur le Commissaire, répond-elle d’une faible voix.

Bien. Les faits sont donc exposés. Auguste avez-vous pris note de la déposition de Madame ?

Parfaitement Monsieur le Commissaire, répond l’Agent.

Bien. Madame ROUX, par conséquent, je propose donc le placement de l’enfant Jules GASNAL au service des Enfants Assistés de l’Assistance Publique de la Seine.

Madame ROUX acquiesce d’un signe de tête. Je regarde Jules assit sur l’autre banc. Le regard dans le vide, il a l’air si triste. Quelques minutes s’écoulent.

Madame ROUX, dit le Commissaire, le procès-verbal est rédigé, vous allez pouvoir le signer.

Merci Monsieur le Commissaire, toutefois, je ne vais point pouvoir le signer, je ne sais pas écrire, avoue-t-elle.

Bien Madame, nous allons le consigner dans le procès-verbal. Avez-vous des questions ? demande toujours aussi sèchement le Commissaire.

Que va-t-il se passer pour Jules ?

Un agent va le conduire au dépôt de la Préfecture de Police afin qu’il soit statué à son égard comme il appartiendra. De notre côté, nous allons lancer des recherches afin d’obtenir des indices sur ses parents. Madame ROUX, attentive à la réponse du Commissaire, baisse à nouveau la tête. Si vous n’avez plus de question, je vous raccompagne. »

Expéditive cette entrevue… Forcément, pour un enfant abandonné, on ne va pas perdre son temps… Le Commissaire se lève, Madame ROUX fait de même. Elle range son mouchoir dans sa poche et le suit. Le Commissaire s’arrête devant le petit garçon et lui dit :

« Mon garçon, attends ici, un agent va venir te chercher. 

Jules relève la tête, le regarde et esquisse un petit sourire de politesse.

Au revoir Jules, lance Madame ROUX ». Puis sans un regard, elle passe la porte et s’en va accompagnée du Commissaire.

Jules ne la regarde pas non plus, il baisse la tête. Une larme se met à couler sur sa joue.

J’ai envie de hurler ! J’ai envie de rattraper Madame ROUX et de lui demander comment elle arrive à l’abandonner une seconde fois ! Il a 7 ans, il n’a rien demandé à personne ! Comment arrive-t-elle à se regarder dans le miroir ? N’a-t-elle pas de cœur ?

Je m’approche de Jules et m’accroupie près de lui. Le petit garçon ne me regarde pas. Il a l’air perdu.

« Bonjour Jules. Je lui essuie sa petite larme délicatement. J’ai tellement envie de le prendre dans mes bras et de l’emmener avec moi.

Bonjour Madame, me répond-t-il timidement.

Ça va aller ?

Je pense que oui…

Tu sais Jules, tu auras une belle vie quand tu seras grand. Ne laisse personne dire que tu n’es pas à la hauteur. Tu es intelligent, créatif et plein d’esprit. Tu verras, tout s’arrangera.

Un peu surpris par mes propos, il me regarde et me dit :

Merci Madame pour vos gentils mots.

Un agent entre dans la pièce et appelle d’une forte voix :

Jules GASNAL ?

Jules se lève et répond :

Oui Monsieur.

Suivez-moi, je dois vous déposer à la Préfecture de Police, dit sèchement l’agent.

Jules a de nouveau ce regard triste. Il se tourne vers moi et murmure :

Je vous reverrai ?

Mes yeux se remplissent de larmes. J’aimerais tellement pouvoir rester à ses côtés, le voir grandir, tout savoir de lui. A voix basse, je lui dis :

Je suis désolée mais c’est impossible. Je suis ton futur. Mais sois sûr que je ne te quitterai pas. Je ne t’abandonnerai pas, je t’en fais la promesse. Je te suivrai toujours. De bonnes choses t’attendent dans le futur. Saches que je suis très fière de toi.

Madame, vous connaissez ce garçon ? m’interroge l’agent.

Je me lève,

Non, non. Il était seul assit sur le banc, je suis simplement venue lui parler.

D’accord. Jules GASNAL, allons-y.

Au revoir Madame, me dit Jules.

Au revoir mon cher Jules... »

Je le regarde s’éloigner… C’était tellement court. Je suis si triste de le voir partir, j’aurais tant souhaiter que cet instant dur plus longtemps. Mais qu’aurais-je pu dire de plus à ce petit garçon ?

A mon tour, je quitte le Commissariat. Dehors, il fait toujours aussi froid. Je ne peux m’empêcher de penser à Jules. Que va-t-il se passer jusqu’au 14 décembre 1864, jour où il sera définitivement admis au service des Enfants Assistés du département de la Seine sous le matricule 10730. Je ne peux m’empêcher de l’imaginer seul, dans un dortoir. Mon pauvre Jules. Dans les documents que j’ai sur lui et dans les recherches qu’il a effectué adultes, il n’a jamais été fait mention de cette Madame ROUX. Se souvient-il avoir passé 2 ans chez elle ? Après ces 2 traumatismes, il a bien le droit d’avoir occulté une partie de son enfance. Une chose est sûre, il n’a donc jamais été trouvé sur une charrette à la frontière espagnole comme cela a été dit dans la famille.

Je décide de marcher un peu, cela va peut-être me remettre de mes émotions…

 

 

Sur la transcription du PV dans le registre des naissances de l’année 1864 de la commune de Suresnes (page 34), il est indiqué que la Police a procédé à des recherches afin d’obtenir des indices sur les parents de Jules, sans résultats, et qu’en conséquence, il a été déposé au dépôt des Hospices de l’AP-HP. Malheureusement, pas de Jules dans les registres des enfants en dépôt de l’année 1864. Où l’ont-ils emmené ?

Je n’ai découvert cette transcription qu’en avril 2017. Une pièce du puzzle tellement importante. 10 ans à chercher, à ne trouver que des bribes mais je t’ai fait une promesse Jules, je ne t’abandonnerai pas. Peut-être qu’un jour je réaliserai l’un de tes plus beaux projets, je l’espère tant…

certif origine

illustration : archive personnelle
Histoires diverses

Parce que tout a commencé un jour !

Certains sont tombés dedans quand ils étaient petits (comme notre cher Obélix), d’autres à la suite de la disparition d’un proche, ou lors du conversation avec la famille… Bref, chacun son histoire !

AFP

source : infographie AFP Paris 2015

Le virus m’a piqué un jour de décembre 2007. A cette période, j’effectuais un stage, dans le cadre de mes études, au Centre d’Interprétation Marne 14-18 à Suippes (Marne). Animée par une passionnée de la Première Guerre Mondiale : Hélène (devenue Directrice du Centre depuis), j’ai d’abord découvert ce premier conflit mondial autrement que dans les livres d’école et les différents lieux où m’ont emmené mes parents. Un jour, à la fin de sa visite, un homme du sud à l’accent marseillais très prononcé, retourne nous voir à l’accueil. Il nous explique que son arrière grand-père est Mort pour la France dans la Marne et qu’il aimerait en savoir davantage mais ne sait comment s’y prendre. Ni une, ni deux, Hélène lui demande les nom prénoms et lieu de naissance de son aïeul, file sur Mémoire des Hommes et récupère sa fiche. Après quelques minutes de recherches dans les bases de données et grâce au site internet de Monsieur GODIN alors maire de Souain, elle lui indique que son arrière-grand-père repose à la Nécropole Nationale de la Ferme de Suippes. Elle lui donne l’emplacement de sa sépulture et les sites internet à consulter pour en savoir plus sur son parcours militaire. Complètement abasourdi et submergé par l’émotion, le visiteur n’a plus de mot. Il n’en espérait pas tant ! Les yeux remplis de larmes, il l’a remercie chaleureusement et part pour la Nécropole à quelques minutes à peine du Centre.

Mon sang ne fait qu’un tour ! Peut-être que mes arrières-grands-pères aussi ont fait la guerre et qu’ils sont morts au combat ! Je n’avais jamais réalisé que ces visages familiers avaient pu vivre des choses horribles…

La fin de journée semble durer une éternité tellement je suis pressée d’en savoir plus… Bien sûr, avec Hélène, nous avons essayé de regarder sur Mémoire des Hommes mais trop peu d’informations en ma possession pour trouver quelque chose.

En rentrant, je me jette sur le téléphone pour appeler ma Mamie (grand-mère paternelle). Elle m’apprend que son papa, Jules Etienne Marie GASNAL, a bien fait la guerre 14. Il a d’abord été blessé puis fait prisonnier dans un camp en Allemagne. Pour le père de mon Papy, décédé alors qu’il n’avait que 5 ans et lui même décédé en 1969, elle ne sait pas grand chose. Elle m’indique juste qu’il est né à Pargny-sur-Saulx (Marne). Bon c’est un bon début !

Je téléphone ensuite à ma Mémère (grand-mère maternelle). Elle ne se souvient pas que son père lui ai déjà parlé de la guerre. Elle me dit qu’étant né en 1900, il ne l’a certainement pas fait. Elle me passe ensuite mon Pépère. Lui m’apprend que son père Philoxime a résisté aux 4 années de guerre au 25ème Régiment d’Artillerie de Campagne (RAC). Super ! Je vais pouvoir débuter mes recherches.

Le soir, je m’intéresse à leur famille respective, l’aventure commence !

Le lendemain, grâce à Hélène, je récupère les historiques succincts des régiments auxquels étaient rattachés Jules et Philoxime (155ème RI et 25ème RAC).

Je vais délaisser mes poilus pendant 5-6 ans au profit de ma collection d’ancêtres et de mes recherches sur le père de Jules.

Je ne sais pas si vous avez fait comme moi lorsque vous avez commencé mais, grâce au site internet marne-archive, j’ai d’abord cumulé des noms, des dates, des lieux sans approfondir mes recherches.

Depuis quelques années, je m’attache davantage à ce que mes ancêtres ont vécu. Malgré le temps qui me manque pour exploiter les fonds aux Archives Départementales, j’essaye d’en savoir plus sur chacun d’eux. J’ai d’ailleurs recommencé tout à zéro, il y a 3 – 4 ans.

Malgré tout, il y en a un parmi eux qui, depuis le début, m’a toujours attiré comme un aimant. Une force inexplicable qui me pousse à chercher encore et encore. Tout me ramène toujours à lui. Ces recherches sont souvent baignées de désillusion mais peu importe, je continuerais. Les fonds à exploiter sont si riches qu’il y a encore à faire pour reconstituer sa vie… Mais j’aurais bien l’occasion de vous parler de Jules dans d’autres articles ou lors d’un rendez-vous ancestral 😉 !

J’en profites pour vous remercier pour vos lectures ! Vous êtes quelques uns tous les jours à parcourir ce blog, c’est très encourageant ! Merci à vous…

A très vite !

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Mes racines

Pour ce réel premier article, j’ai décidé de vous faire découvrir succinctement  mes origines. Nous aurons bien évidemment le temps d’en apprendre plus sur mes ancêtres au fur et à mesure des articles qui seront écrits.  J’ai séparé mon arbre en 4 branches distinctes correspondantes à mes 4 grands-parents. C’est partie !

Mon grand-père paternel : Papy Maurice (LÉGER)

LEGER Maurice 4Mon papy est né le 26 mai 1926 à Châlons-sur-Marne (51). Il est le fruit de 2 familles originaires du Grand Est arrivées à Châlons à la fin du 19ème siècle.

Les LÉGER sont originaires de Mont-Devant-Sassey dans la Meuse (55). C’est un joli village au nord de Dun-sur-Meuse. Hormis les actes d’état-civil de mes ancêtres, je ne connais pas grand chose sur les LÉGER. L’histoire familiale n’est pas arrivée jusqu’à moi. Mon papy est décédé en 1969, bien avant ma naissance et ses parents sont eux aussi décédés très jeune. Sa maman en juin 1926 des suites de sa naissance et son père en 1931 alors qu’il avait que 5 ans à peine. Lui et sa grande sœur ont été élevés par ses grands-parents maternels : les RITZLER.

Les RITZLER sont originaires d’un petit village alsacien : Koestlach (68) (Ne me demandez pas comme ça se prononce, je n’y arriverait pas !). Je bloque de ce côté, une partie des actes sont rédigés en (vieil) alsaciens : moi pas comprendre ! Donc je pèche un peu… Sa grand-mère, Marie Louise DURAND est née en Loire Atlantique dans la commune de LE CELLIER. Depuis 1972, les enfants des grands-parents RITZLER (ils étaient 11) organisent une cousinade qui a lieu tous les 2 ans. Promis, m’entendant bien avec eux, il faut que j’approfondisse mes recherches.

Ma grand-mère paternelle : Mamie Huguette (GASNAL)

GASNAL HuguetteMa mamie est née le 15 juin 1928 à Avize (51). Elle est la fille de mon cher Jules (fils) et la petite fille de Jules GASNAL (père) que j’admire tant. Je connais pas mal de choses de ce côté même s’il y a quelques manques. Comme dirait Mamie  » tu sais, à l’époque, on ne se parlait pas beaucoup ». Jules père est un enfant abandonné. Blanche Adoline Augustine DERUME, son épouse, est née à Chaltrait (51). Sa famille est bien implantée dans les villages environnants.

La mère de ma Mamie, Madeleine Jeanne APERT est décédée en 1931. Elle ne se souvient que très peu d’elle. Après son décès, ma mamie a été élevé par sa grand-mère maternelle Marie Augustine LEROY (Mamie Ninie) jusqu’à l’âge de 6 ans. Les APERT sont originaires de la Creuse (23) plus précisément de Châtelus-Malvaleix et de Ladapeyre. Tous maçons, évidemment me direz-vous, je ne connais pas encore à quelle époque Silvain (le GP de Mamie) est arrivé dans la Marne. J’ai longtemps cru que lui et Marie s’étaient rencontrés à Avize et avaient conclu un mariage d’amour jusqu’au jour où, je découvre que le père de Marie est né dans la Creuse, à Genouillac et que les deux familles avaient l’air de se connaitre…

Mon grand-père maternel : Pépère Raymond (DESON)

DESON Raymond 1946 (2)Mon pépère est né le 14 février 1921 à Aubenton (02). Il est le petit dernier de la famille avec un bon caractère !

Ces parents et leur famille sont originaires de ce même département. Au fur et à mesure que l’on remonte la lignée, le nom de famille se transforme en DESSON. Son père, Philoxime DESON est sémaphoriste. J’aimerais beaucoup en savoir plus sur sa carrière professionnelle. Mon grand-père ne l’a pas beaucoup connu, il est lui aussi décédé en 1931 à l’asile de Prémontré. Philoxime a fait la première guerre mondiale pendant 4 longues années de 1914 à 1918, je sais qu’il a participé aux batailles de la Somme, le chemin des Dames, Verdun… Le pauvre, il a du en voir de toute les couleurs, sa fin dans un asile ne me surprend pas vraiment. Mon grand-père m’a dit qu’il avait vu mourir tous ces camarades gazés dans une tranchée et qu’il s’en était sorti. Légende familiale ou réalité, c’est à éclaircir. La seule photo de Philoxime qu’avait mon grand-père m’a été remise à son décès en 2013. Depuis, il trône fièrement dans mon salon.

Je sais peu de chose sur les DESON et les HINCELLIN. Encore un côté à approfondir…

Ma grand-mère maternelle : Mémère Ginette (LEFEBVRE)

Mariage DESON Raymond LEFEBVRE GinetteMa mémère est née le 21 février 1927 à Châlons-sur-Marne. Elle est la fille de Fernand LEFEBVRE, employé de chemin de fer de l’Est et Henriette Marie Louise GUILLUY que j’ai connu et que j’appelais « la vieille mémère ». Je me souviens qu’elle sentait le muguet !

Les LEFEBVRE sont originaire de la Meuse plus précisément de Clermont-en-Argonne. Harthur (avec un H !), le père de Fernand, est le premier à naitre dans la Marne en 1876 pour s’y installer durablement. Son père Eugène était lui aussi employé des chemins de fer de l’Est. Cette branche est assez flou pour moi. Lorsque j’ai commencé à poser des questions à ma mémère, elle était déjà atteinte de la maladie d’Alzheimer. Compliqué de rassembler les morceaux, surtout que ma grand-mère ne s’embarrassait pas des détails. A chaque déménagement, elle en profitait pour faire le tri dans tout….

Les GUILLUY et leurs ascendants sont implantés depuis des générations dans la Marne : Poix, La Cheppe, Courtisols, Dommartin-Varimont… Ils s’occupaient des terres, maintenant à moi de savoir s’ils en étaient propriétaires. J’ai eu la chance de connaitre mon arrière grand mère et ma mère à également connu la sienne, Anaïs. La famille a eu l’honneur d’avoir un article dans le journal local l’Union à la naissance de ma cousine en 1965. En effet a cette époque et jusqu’en 1971, 5 générations se sont côtoyées : Anaïs, l’arrière arrière grand-mère (88 ans), Henriette l’arrière grand-mère (64 ans), Ginette la grand-mère (38 ans), Michelle la fille (ma tante – 18 ans) et Laurence, la petite fille.

Ce bref tour d’horizon est terminé ! J’ai eu la chance de connaitre 3 de mes 4 grands-parents avec qui j’ai passé des moments inoubliables… Je leur ai posé des tonnes de questions mais pas assez à mon goût ! Ma mamie est toujours a mes côtés et j’espère pour encore très longtemps. J’aime à penser que de la-haut, mes ancêtres sont heureux  des recherches que je fais sur eux (au passage s’ils pouvaient me donner un petit coup de pouce de temps en temps, ça ne serait pas de refus, n’est-ce pas Jules !!!).

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Jules & Co : Kézako ??

Nom trouvé, blog créé, comptes sur les réseaux sociaux ouverts, je crois bien que je n’ai rien oublié…. Ah si peut-être… Vous vous demandez surement « mais pourquoi Jules & Co ? ».

En effet, il y a bien plusieurs raisons !

Tout d’abord, parce que Jules est le premier ancêtre à qui je me suis intéressée. Jules Etienne Marie GASNAL, mon arrière grand-père paternel, le père de ma Mamie, est né le 23 février 1892 à Avize dans la Marne. Grâce à lui, je découvre qu’il est possible de savoir qui était là avant nous, et que l’on peut faire des recherches pour en savoir plus sur eux. Cet art, c’est de la généalogie ! Je découvre aussi la réalité de la Première Guerre Mondiale, à laquelle il a participé, et notamment au travers d’un petit carnet précieusement conservé par ma Mamie.

Je découvre ensuite son père, Jules GASNAL, enfant abandonné et admis à l’Assistance Publique de la Seine à l’âge de 6 ans, présumé né le 12 mars 1857… Je ne saurais expliqué ce que je ressens mais c’est le coup de coeur, pourquoi lui plus qu’un autre ? Je ne sais pas, j’ai l’habitude de répondre « C’est Jules ! » Depuis 10 ans, je cherche, recherche, découvre, rage, désespère puis continue… Petit à petit, le puzzle se construit mais il est encore bien clairsemé. Non je n’abandonnerais pas, je me suis faite une promesse, moi je ne l’abandonnerais pas. C’est une personne extraordinaire, intelligente, vive et pleine d’esprit. Il est si cher à mon coeur qu’il était impossible pour moi de ne pas l’associer à ce blog. Je pense que je vous en parlerais souvent mais stoppez-moi si j’en parle trop ! Je pourrais en faire un roman je crois !

Enfin, « & Co » parce que je culpabilise de délaisser peut-être un peu trop mes autres ancêtres. Ils mériteraient bien sûr que je m’intéresse plus à eux, à leur vie, à leur parcours… Ce blog, c’est aussi le moyen de le faire et de m’y tenir. Je ne doute pas une seconde que chacun d’entre eux sont des personnages uniques. Je me dois de ne pas les oublier. Ils ont fait ce que je suis, chacun a du me transmettre quelque chose de bien ou pas, peu importe. Madeleine, Marie, Fernand, Harthur, Philoxime… Les Marnais, les Creusois, les Meusiens, promis, vous y passerez tous !

A très vite ! et merci de me lire 😉

Si vous voulez en savoir un peu plus sur Jules fils, je participe au Challenge AZ initié par Madame Sophie BOUDAREL de la Gazette des Ancêtres. Il est a suivre sur sa page Facebook.

CP Avize 3